Dans le carré de ciel découpé par les immeubles,
je vois une mer noire, dense,
parsemée de points de couture scintillants.
Je sens son rythme lent, puissant,
lourd et aérien à la fois
S'orquestrer en une tendresse muette.
Quand de ton immensité bienveillante
tu m'enveloppes
Quand ton calme insondable
reflète en moi l'existence d'un lieu de paix,
brillant comme une ambre fossilisée
Que la mer a précieusement gardée,
Depuis la nuit des temps
Quand, de ta beauté infinie
tu révèles la mienne
Alors je sens à quel point nous sommes liés
Je sais enfin que je suis toi
Et que tu es moi,
O Univers.
Terre tu es ma mère.
Monde technologique,
tu peux essayer.
Mais je ne te laisserai pas m'arracher
A mon identité.